Une stratégie de rénovation bas carbone
La rénovation du Britannia s’inscrit dans une démarche de réduction de l’empreinte carbone, en privilégiant la valorisation du bâtiment existant plutôt qu’une reconstruction complète.
Cette approche permet de conserver une grande partie de la structure et d’éviter une part importante des émissions liées à une opération neuve.

Le choix d’une réhabilitation plutôt qu’une démolition-reconstruction constitue ainsi un levier majeur de réduction de l’impact environnemental. Cette stratégie permet d’éviter environ 30 % du poids carbone, notamment en limitant les travaux de gros œuvre ainsi que les émissions liées à la déconstruction, qui représentent à elles seules près de 10 % de l’empreinte carbone d’un bâtiment neuf.
La conception du projet intègre également très en amont la question de la performance énergétique et de l’impact environnemental des matériaux utilisés. Toutefois, la nature du bâtiment (un immeuble de grande hauteur (IGH)) impose certaines contraintes réglementaires, notamment en matière de sécurité incendie, qui limitent le recours à certains matériaux biosourcés.
Dans ce contexte, les matériaux retenus seront sélectionnés en fonction de leurs performances environnementales, notamment à partir de leurs fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES). La vêture de façade sera réalisée en aluminium, avec une conception visant à optimiser au maximum l’épaisseur des matériaux afin de réduire la quantité de matière utilisée et, par conséquent, leur impact carbone.
Enfin, le projet prévoit également d’étudier le recours à des matériaux issus du réemploi, notamment pour certains aménagements extérieurs de la dalle, afin de poursuivre cette logique de réduction de l’empreinte environnementale.