Claire Bertrand Architecte, associée cabinet 4_32 architecte

Pouvez-vous vous présenter et présenter rapidement votre cabinet ?

Je m’appelle Claire Bertrand, je dirige le cabinet 4_32 architecte avec Pierre-Benoît Thévenon, mon associé. 4_32 fait référence à 432 Hz. La fréquence du diapason qui donne le «La», celle sur laquelle les instruments de l’orchestre s’accordent. A la fois classique et singulière, mêlant culture, science, imaginaire, mathématiques, symphonie et équilibre : cette fréquence entre en résonance avec le caractère et la vocation de notre atelier.

Je suis architecte depuis maintenant un certain nombre d’années et je suis arrivée à Lyon après avoir fait mes études à Grenoble pour travailler chez Albert Constantin, Atelier de la Rize. C’était quasiment mon premier job et c’est là que j’ai rencontré Philippe Audart et Marc Favaro, son associé, qui étaient les “grands” chefs de projet de l’agence à l’époque. Je suis arrivée à l’Atelier de la Rize pour travailler sur le stade de Gerland qui était en pleine réhabilitation pour la coupe du monde de 1998. C’est intéressant et assez génial de retravailler ensemble avec Philippe, 25 ans plus tard. Nous n’avons pas besoin de nous dire grand chose pour nous comprendre. En effet, nous avons été formés par les mêmes personnes avec les mêmes méthodes pour arriver au projet. Je pense avoir une méthode plutôt itérative, très rationnelle, structurée. Nous avons besoin, en tant qu’architecte, de nous nourrir d’abord du contexte, de l’histoire, de la ville. Et en cela, nous avons, Philippe et moi, la même démarche dans la prise en compte de la technique, de la réalité du chantier, et surtout, ce sont des hommes et des femmes qui vont vivre, travailler et occuper le projet une fois celui-ci fini.

Le projet autour du Britannia se doit d’être hyper rationnel, parce qu’il est tellement complexe qu’il ne faut pas rajouter une difficulté qui n’a pas lieu d’être. Il faut prendre les choses avec calme et expérience, ne pas vouloir faire un geste mais essayer d’être à sa juste place et d’apporter le mieux, à la fois pour le projet et pour la ville. Le Britannia est un bâtiment fort, avec beaucoup d’impact tellement celui-ci est visible, connu et reconnu, qu’il faut l’aborder avec humilité. Nous ne pouvons pas nous tromper, car l’erreur deviendrait visible. Nous partageons avec les différents acteurs du projet, cette même approche et cette simplicité. Nous sommes tous des gens simples d’accès, à la fois efficaces et rationnels, avec l’objectif de réussir avec fierté pour que les personnes qui habitent dans les lieux que nous construisons se sentent bien. Je crois que c’est quelque chose d’important.

Nous ne construisons pas pour nous. Nous construisons pour les gens qui y vivent, y travaillent. C’est ce qui nous anime tous.

Tous les articles