Nicolas Bois, avocat associé chez Racine.

Vous êtes l’un des 76 associés de Racine. Pouvez-vous d’abord nous présenter votre cabinet ?

Le cabinet d’avocats Racine a été créé à Paris dans les années 80. L’objectif était d’essaimer dans toute la France afin de constituer un cabinet purement franco-français. Nous avons aujourd’hui un certain nombre de bureaux répartis sur l’hexagone : Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg mais aussi à Bruxelles. Aujourd’hui, nous sommes 76 associés et 200 avocats avec un volume d’affaires qui devrait nous situer parmi les 20 premiers cabinets nationaux.

Quelles sont les spécialités de Racine à Lyon ?

Le cabinet de Lyon est organisé en trois pôles distincts. Le pôle immobilier et droit public, le pôle droit des affaires et enfin le pôle immobilier construction, que nous dirigeons avec mon associée Audrey Brosselard. C’est le seul pôle impliqué dans le dossier Britannia. Audrey Bosselard intervient à mes côtés sur le dossier du Britannia et gère tous les aspects relatifs aux questions de copropriété. De mon côté, je suis en charge de l’accompagnement dans le cadre du montage de projet, du suivi des travaux jusqu’à la réception des ouvrages, ainsi que des problèmes qui pourraient survenir après la réception.

 Pouvez-vous décrire votre mission au sein de l’écosystème mis en place dans ce chantier ?

Nous avons d’abord été mandatés par le syndic de la copropriété, Multi-Régie, sur recommandation de l’un des copropriétaires. La copropriété regroupe des personnes dont le métier n’est pas de gérer des travaux de rénovation ; il est donc nécessaire qu’elles soient accompagnées et assistées par des spécialistes. Le syndic est là, d’abord, pour représenter l’ensemble des propriétaires et défendre leurs intérêts. Dans cette perspective, ma mission consiste à assister la copropriété pour verrouiller tous les aspects juridiques. En pratique, il s’est agi par exemple de déterminer, en amont, quel était le meilleur montage. Il fallait notamment définir les intervenants permettant l’accomplissement de ce projet dans les meilleures conditions pour les copropriétaires et leurs occupants.

Que pensez-vous de l’évolution globale de ce projet que vous connaissez de l’intérieur ?

Une opération d’une telle envergure est extrêmement rare et forcément complexe. Aussi, je trouve qu’elle est très bien gérée par les intervenants en place. Je pense à Multi-Régie Syndic, mais aussi à Lindéa, qui anime toutes les réunions et tous les échanges, et qui le fait très bien. Je les connaissais, je savais qu’ils étaient extrêmement sérieux et compétents.

Je pense aussi à Carré d’Or qui est le Maître d’Ouvrage Délégué. Je ne le connaissais pas avant ce projet. En 30 années d’expertise judiciaire, je n’ai jamais eu affaire à lui, ce qui est pour moi un gage de qualité avéré : moins je croise les gens en expertise judiciaire, plus ils sont sérieux ! Ce sont des gens qui travaillent bien, et quand ils font une erreur (ce qui peut arriver à tout le monde),  j’ai l’impression que leur état d’esprit est toujours de trouver une solution dans un cadre amiable.

J’ai rencontré récemment les équipes de Carré d’Or, et notamment leur directrice juridique. Ils m’ont expliqué leur processus et leur mode de fonctionnement en tant que Maître d’Ouvrage Délégué. À l’évidence, ils maîtrisent le sujet, ils sont compétents et sérieux, et leur directrice juridique a parfaitement appréhendé toutes les problématiques d’assurance. Ils mettront un point d’honneur à exécuter leur mission avec impartialité et objectivité. En tous cas, les copropriétaires peuvent être rassurés : le maître d’ouvrage délégué qu’ils ont choisi est compétent et remplira parfaitement sa mission.

Que diriez vous aux occupants actuels du Britannia ?

Pour terminer, je dirai que l’architecture de l’organisation de ce projet est, au stade de la préparation du chantier, parfaitement aboutie et solide. Nous avons les bons interlocuteurs autour de la table. Une grande attention est portée par les copropriétaires aux occupants, afin qu’ils soient le moins perturbés possible et associés le plus étroitement à cette opération, pour qu’ils puissent ainsi mieux la supporter. Quelqu’un d’informé est toujours plus réceptif : il peut d’abord faire valoir ses observations et, surtout, il peut anticiper ! Une bonne préparation fait 50% voir 80% dans la réussite d’un projet !

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