Alexia Dussud – Interface Conseil
Pouvez-vous nous présenter Interface ?
Interface Group intègre plusieurs marques. La plus ancienne est Interface Conseil, qui accompagne les acteurs de l’immobilier de bureaux et les grands utilisateurs dans la programmation et l’accompagnement de toute leur politique de services à destination des sociétés locataires ou des collaborateurs.

Nous façonnons des lieux de vie pour en faire des espaces créateurs de liens, des espaces sur-mesure, durables, qui créent la différence par les services proposés. En d’autres termes, nous accélérons la mutation des immeubles de bureaux en lieux de vie en concevant et animant des espaces et des services générateurs d’expérience, de performance et de fierté d’appartenance.
Nous avons donc plusieurs métiers, nous pouvons, par exemple, travailler des programmations complètes (un immeuble en restructuration ou en sortie de terre): penser quels services proposer, à quelles conditions (économiques, contractuelles, opérationnelles, etc.) avec quels prérequis techniques. Nous accompagnons et offrons une expertise technique et opérationnelle, que ce soit un coffee shop, un auditorium, une salle polyvalente ou une salle de sports, etc. Notre accompagnement consiste aussi à aller chercher via appel d’offres ou appel à projets des opérateurs experts et adéquats.
Enfin, nous sommes aussi dans l’accompagnement au changement et dans le suivi d’exploitation. Le monde bouge rapidement et notre mission consiste aussi à suivre les feuilles de route opérationnelles et obligations contractuelles des exploitants, sur la base de KPI précis. Toutes les entreprises portent un intérêt à la qualité de vie au travail, à l’environnement du travail, et toutes ont des enjeux immobiliers, financiers, colossaux et structurants. Il est évidemment obligatoire de les éclairer dans chacune de leurs décisions que ce soit un déménagement, prendre un étage en plus, acheter une annexe, rester locataire, challenger sa stratégie workplace, etc. Les services contribuent à chacune de leurs décisions dans leur stratégie immobilière et organisationnelle.
Pouvez-vous nous parler du Britannia ?
Le Britannia a une histoire incroyable, parfois secouée, jusqu’à avoir été élu bâtiment le plus moche de Lyon. Le Britannia pour autant a de grands avantages : sa situation géographique et ses 40 000 m2 de surface. C’est un bâtiment qui a traversé les années, avec une histoire, un passé. Il est vraiment intéressant de revaloriser un tel site, construit en 1974, de le transformer pour les années à venir et de lui “redonner” une chance. Certaines entreprises sont présentes au Britannia depuis dix ou quinze ans, et cette transformation est aussi le reflet, le miroir des transformations qu’elles vivent dans leur organisation interne, avec évidemment plus de télétravail, avec aussi une nouvelle génération d’employé.e.s, des nouvelles gouvernances internes de gestion immobilières, etc. Le terrain de jeu est intéressant à exploiter, en combinant usages serviciels et accompagnements des organisations.
L’opportunité réside aussi dans la période des travaux, qui permettra de faire du « test and learn », combiner apprentissage et optimisation. Elle pourrait permettre concrètement d’offrir l’opportunité à un opérateur, dans toute sa dimension commerciale, de venir exploiter et voir ce qui fonctionne, ce qui plaît. Nous allons aussi chercher à “ouvrir” davantage le Britannia sur son quartier en diffusant bien sûr des valeurs et orientations RSE fortes.
Quels ont été les premiers sentiments et retours à travers vos discussions avec les usagers du Britannia ?
Les attentes et enjeux sur les services en entreprise ont énormément évolué depuis le Covid. Nous avons retenu des échanges réalisés que les sociétés du Britannia sont évidemment touchées par ces mutations. Au travers de nos entretiens avec les entreprises, nous avons posé les questions suivantes : comment travaillent-elles? Quelles sont leurs attentes et quels sont leurs enjeux sur les 10, 15 prochaines années? Quels sont les besoins des collaborateurs et quels sont les usages à développer demain? Comment améliorer le bâtiment, son accès, son animation?
Les points positifs du Britannia, revenant le plus souvent auprès des personnes interrogées, sont globalement la proximité avec la Part-Dieu, son emplacement et son niveau de loyer attractif. Le Britannia souffre néanmoins d’un manque d’identité dans sa signalétique, dans sa séquence d’arrivée. D’autres sujets ont été évoqués, comme le développement des attentes des collaborateurs sur les infrastructures en mobilité douce. Puis, nous avons pu recueillir des besoins en offre de restauration, en services de “petite conciergerie”. Notre mission désormais est de dessiner des intentions de programme serviciel pour demain sans alourdir les charges.
Pour les employeurs, nous retenons que l’environnement de travail doit être ultra optimisé en étage privatif. L’espace commun de l’immeuble devient ainsi intéressant pour eux. Le collaborateur (“résident”) a plusieurs casquettes. Il a sa vie d’employé, mais celle-ci n’est pas la seule, et notre mission est de lui apporter des services qui viennent faciliter sa vie personnelle et aussi adoucir sa vie professionnelle.
Chez Interface Conseil, nous nous adressons à ces deux segments, c’est à dire accompagner l’employeur dans sa considération des besoins de l’employé et accompagner le collaborateur à s’épanouir au travail et à répondre à ses besoins en lui proposant des services adéquats.
Comment voyez-vous le Britannia de demain ?
Le Britannia de demain est un immeuble qui a retrouvé l’avance qu’il avait à sa construction, avec une dalle qui vit, qui est animée. C’est une véritable identité, un bâtiment qui propose des services communs de qualité et adaptés aux besoins des employé.e.s, en sorte “d’annexe” des bureaux privatifs. Notre mission chez Interface Conseil se poursuit par la traduction des besoins recensés en éléments contractuels, opérationnels et techniques, pour contribuer à ce que le Britannia devienne encore une fois ce bâtiment iconique de la ville de Lyon et du quartier de la Part-Dieu.